Quand on arrive à Amsterdam par la gare, c'est le premier quartier que l'on aperçoit : les grands bâtiments en brique, le dôme de la St Nicolaaskerk, l'imposant Beurs Van Berlage... N'étaient les trams et les voitures, on pourrait se croire à une autre époque, revenu de plusieurs siècles dans le passé. Difficile de ne pas être conquis par la vue qui s'offre alors. Mais il suffit de faire quelques pas et de s'engager dans le Damrak pour que la magie n'opère plus : ça grouille de touristes, de chaînes de magasin et de boutiques au goût douteux. Même avec la meilleure volonté du monde, on n'échappe pas au centre médiéval ou au Quartier rouge (toutes les routes y reviennent ou presque) mais c'est le quartier qui m'a le moins plu. Le fracture entre le passé et le présent est trop marquée, limite obscène (les vitrines des prostituées à côté de l'Oude Kerk, même sans être prude, ça fait un choc).
Pourtant, le centre historique d'Amsterdam recèle de lieux emblématiques et de canaux enchanteurs. Il faut s'éloigner du flux des touristes, aller se perdre dans les allées pour mieux l'apprécier... Mais même là, après avoir goûté au charme et à la quiétude de la ceinture de canaux, le quartier ne fait pas le poids.
